Les équipes d’Asie occidentale ont été une énorme déception.
Au total, neuf équipes asiatiques participeront à la phase finale de la Coupe du monde 2026, dont trois équipes d’Asie de l’Est (Japon, Corée du Sud et Australie : géographiquement, l’Australie se trouve en Océanie mais participe au football asiatique en tant que membre de la Fédération de football d’Asie du Sud-Est), une équipe d’Asie centrale (Ouzbékistan) et cinq équipes d’Asie de l’Ouest (Iran, Irak, Arabie saoudite, Qatar et Jordanie).

L’équipe du Qatar (en maillots blancs) a subi une lourde défaite 0-6 face au Canada.
Photo : Reuters
Les deux victoires remportées par le football asiatique lors de ce tournoi sont à mettre au crédit d’équipes d’Asie de l’Est : la Corée du Sud s’est imposée 2-1 face à la République tchèque dans le groupe A et l’Australie a battu la Turquie 2-0 dans le groupe D. Par ailleurs, malgré le match nul 2-2 entre le Japon et les Pays-Bas dans le groupe F, ce résultat a été salué compte tenu de la force de l’équipe néerlandaise.
Parallèlement, les équipes des autres régions du football asiatique ont globalement déçu. L’Irak a subi une lourde défaite 4-1 face à la Norvège dans le groupe I, la Jordanie s’est inclinée 3-1 face à l’Autriche dans le groupe J et l’Ouzbékistan a perdu 3-1 contre la Colombie dans le groupe K. Même les matchs nuls 2-2 de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande dans le groupe G, 1-1 de l’Arabie saoudite contre l’Uruguay dans le groupe H et 1-1 du Qatar contre la Suisse dans le groupe B n’ont pas suscité un grand enthousiasme.

Images de l’impuissance du football qatari lors de la Coupe du monde.
Photo : Reuters
Tout d’abord, la Nouvelle-Zélande n’est qu’une équipe relativement faible, souvent classée derrière l’Australie lorsque cette dernière participait encore à la Confédération océanienne de football (COI). Pourtant, l’Iran n’a pas réussi à s’imposer face à la Nouvelle-Zélande. Parallèlement, les matchs nuls de l’Arabie saoudite et du Qatar contre l’Uruguay et la Suisse respectivement ont clairement démontré la supériorité des équipes d’Asie occidentale. Elles ont obtenu des points parce que leurs adversaires les ont sous-estimées et qu’elles n’avaient pas encore trouvé leur rythme lors de leurs premiers matchs, et non parce que l’Arabie saoudite et le Qatar ont offert un match équilibré à leurs adversaires.
Cela est devenu de plus en plus difficile par la suite.
Tel fut le résultat du premier tour. Au second tour, le Qatar subit une lourde défaite 0-6 face au Canada, tandis que la Corée du Sud s’inclina 0-1 face au Mexique. Le Canada, équipe modeste n’ayant jamais remporté de match en phase finale de Coupe du Monde avant sa rencontre avec le Qatar le 19 juin (heure vietnamienne), parvint pourtant à s’imposer 6-0 face aux champions d’Asie en titre. De son côté, la Corée du Sud révéla des faiblesses dans son jeu, manquant de finesse et de créativité, face à une équipe mexicaine redoutable, rusée et techniquement très douée.

La Corée du Sud (en violet) a subi sa première défaite lors de la Coupe du monde 2026.
Photo : Reuters
Ces résultats témoignent d’un écart important entre le football asiatique et les équipes de niveau relativement élevé des autres continents. En particulier, les équipes d’Asie occidentale ont peu progressé en Coupe du monde . La dernière fois qu’une équipe d’Asie occidentale a dépassé la phase de groupes d’une Coupe du monde remonte à 1994, lorsque l’Arabie saoudite a atteint les huitièmes de finale.
Les équipes d’Asie de l’Est ont obtenu de meilleurs résultats : le Japon, la Corée du Sud et l’Australie sont habitués aux phases finales des récentes Coupes du monde. Cependant, les joueurs sud-coréens et australiens présentent encore des lacunes importantes en termes de technique et de flexibilité tactique, ce qui les rend vulnérables face à des adversaires de très haut niveau.
Le Japon est quasiment la seule équipe d’Asie capable de rivaliser avec n’importe quelle équipe du monde, notamment en termes de contrôle du ballon et de polyvalence offensive. Cependant, l’expérience des phases finales en Coupe du Monde reste un point faible pour les Japonais. Leur meilleur résultat à ce jour est un huitième de finale. Pour aller plus loin, l’équipe d’Hajime Moriyasu devra faire preuve de plus de sérénité et de résilience.
Des difficultés persistent donc pour le football asiatique. La Coupe du Monde demeure un véritable défi, semé d’embûches pour les représentants du continent le plus peuplé du monde !
Source : https://thanhnien.vn/cac-doi-chau-a-bat-dau-hut-hoi-tai-world-cup-2026-kho-tao-con-soc-dia-chan-185260619142625504.htm