La Corée du Sud aborde la Coupe du monde 2026 comme l’un des représentants les plus prometteurs d’Asie.
Il s’agit de la 11e participation consécutive de l’équipe sud-coréenne à la plus grande compétition mondiale. Elle s’est qualifiée sans la moindre défaite. L’effectif compte également de nombreux joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens. Son Heung-min est le capitaine de Tottenham, et Lee Kang-in a disputé plus de 120 matchs avec le PSG ces trois dernières saisons. Par ailleurs, plusieurs autres joueurs évoluent actuellement en Allemagne, en Angleterre, en France et en Serbie.
À première vue, cette équipe compte sans doute l’une des générations de footballeurs sud-coréens les plus expérimentées sur la scène internationale depuis de nombreuses années. Mais face au Mexique, tous ces points positifs se sont évanouis.
Quand la Corée du Sud oublie d’attaquer
Ce qui est décevant, ce n’est pas le score de 0-1. Une équipe peut perdre à cause d’un éclair de génie de l’adversaire ou d’une erreur individuelle. Ce qui est inquiétant, c’est la manière dont la Corée du Sud a perdu.
Dans ce match, l’équipe de l’entraîneur Hong Myung-bo a parfaitement maîtrisé la possession du ballon. Elle a enchaîné les passes, a conservé son organisation et n’a pas été complètement submergée par l’adversaire. À en croire les statistiques, on pourrait même croire à une rencontre équilibrée.
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Lee Kang-in et ses coéquipiers ont bien contrôlé le ballon, mais n’ont quasiment créé aucune occasion dangereuse durant les 90 minutes. |
Cependant, le football ne se résume pas à la maîtrise du ballon. Le plus important, c’est ce qui se passe dans la surface de réparation adverse. Et à cet égard, la Corée du Sud est pratiquement inexistante.
Il fallut attendre la 88e minute pour que l’équipe en rouge cadre son premier tir. Une minute plus tard, elle récidivait et marquait. Pendant près de 90 minutes, le Mexique n’avait subi aucune pression significative.
Aucun centre précis. Aucune percée incisive. Aucune combinaison de passes suffisamment tranchante pour percer la défense adverse. La Corée du Sud n’a même pas obtenu un seul corner avant la 92e minute. Une statistique incroyable pour une équipe qui compte tant de joueurs offensifs de qualité.
Par moments, la Corée du Sud donnait l’impression de se contenter de répéter des exercices de passes sur un terrain d’entraînement. Les passes étaient fréquentes, mais sans véritable objectif. Le ballon était souvent conservé, mais rarement envoyé dans des zones où il aurait pu faire la différence.
Les passes horizontales et en retrait étaient fréquentes. La circulation du ballon était lente. Le rythme du jeu restait prudent. Personne ne prenait de risques pour tenter de percer la défense adverse.
C’est le plus grand paradoxe de la Corée du Sud : ils ont la possession du ballon mais ne contrôlent pas le jeu.
Son Heung-min ne peut pas résoudre tous les problèmes.
Lorsque Son Heung-min a été remplacé à la 56e minute, une vague de critiques s’est rapidement abattue sur le capitaine sud-coréen. Cette réaction était compréhensible, car Son est la plus grande star de l’équipe. Quand la Corée du Sud joue mal, il est toujours le premier à être pointé du doigt.
Mais, si l’on considère la situation dans son ensemble, blâmer Son serait une solution trop simpliste. L’attaquant du Los Angeles FC n’a pas été à son meilleur niveau. Il a manqué de ses accélérations habituelles et n’a pas eu d’impact significatif sur l’attaque. Cependant, Son a également été victime d’un système inefficace.
Lorsqu’une équipe doit attendre la 88e minute pour son premier tir cadré, le problème ne réside plus dans un seul individu.
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Son Heung-min a été remplacé à la 56e minute dans un match où l’attaque sud-coréenne s’est montrée globalement décevante. |
Lee Kang-in n’a pas non plus réussi à faire la différence. Les joueurs entourant Son étaient quasiment invisibles. Les ailiers manquaient de profondeur. Les milieux centraux ont multiplié les passes, mais rarement décisives.
La Corée du Sud ne manque pas de joueurs talentueux. Ce qui lui fait défaut, c’est un mécanisme permettant de transformer les qualités individuelles en force collective. C’est ce qui distingue une équipe dont de nombreux joueurs évoluent en Europe d’une équipe capable de remporter la Coupe du monde.
Depuis leur parcours miraculeux jusqu’en demi-finale de la Coupe du monde 2002 à domicile, la Corée du Sud n’a jamais dépassé les huitièmes de finale. Elle a participé régulièrement aux Coupes du monde et a révélé de nombreux talents. Cependant, à chaque fois qu’elle foule la grande scène, l’équipe se heurte à une faiblesse familière.
Cette limitation ne réside ni dans la technique ni dans la force physique. Elle réside dans la capacité à faire la différence face à des adversaires d’un niveau égal ou supérieur.
La défaite face au Mexique en est la preuve la plus flagrante. Le football moderne ne juge plus une équipe au nombre de passes ou au pourcentage de possession. Ces statistiques n’ont de sens que lorsqu’elles se traduisent par des occasions et des buts.
La Corée du Sud possède sans doute sa meilleure génération de joueurs depuis des années. Mais face au Mexique, elle a livré l’une des prestations les plus insipides de cette Coupe du monde 2026.
Il est encore temps de corriger les erreurs. La qualification est encore possible. Mais si la Corée du Sud continue à jouer de cette manière, elle risque fort de quitter le tournoi avec un scénario bien connu : une forte possession de balle, un jeu de passes incessant, des attentes élevées et un nombre de buts insuffisant.
Source : https://znews.vn/han-quoc-that-bai-khong-chi-vi-son-heung-min-post1661162.html